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	<title>Archives des Entreprises - 飛希 - とき - TOKI</title>
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	<description>Japon : traditions vivantes, horizons nouveaux</description>
	<lastBuildDate>Sun, 04 Oct 2026 10:15:12 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Entreprises - 飛希 - とき - TOKI</title>
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	<item>
		<title>Dr Shunpei YAMAZAKI : 84 ans, 20 120 brevets et toujours une vision du futur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 08:10:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il détient le record mondial du plus grand nombre de brevets crédités à un même inventeur : 20 120 au 31 mars 2025. Pourtant, peu de gens connaissent le nom de Shunpei Yamazaki 山崎舜平.<br />
Cet ingénieur japonais de 84 ans a consacré plus de cinq décennies aux semi-conducteurs, aux mémoires électroniques et aux écrans. Ses travaux ont contribué à plusieurs évolutions majeures de l’électronique moderne, tandis que son laboratoire, le Semiconductor Energy Laboratory (SEL), poursuit aujourd’hui ses recherches sur des composants toujours plus économes en énergie.<br />
Loin des projecteurs, Yamazaki continue d’explorer de nouvelles voies.</p>
<p>L’article <a href="https://association-toki.com/actualites/shunpei-yamazaki-memoire-flash-records-brevets/">Dr Shunpei YAMAZAKI : 84 ans, 20 120 brevets et toujours une vision du futur</a> est apparu en premier sur <a href="https://association-toki.com">飛希 - とき - TOKI</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<p class="wp-block-paragraph">Il détient le record mondial du plus grand nombre de brevets crédités à un même inventeur : 20&nbsp;120 au 31 mars 2025. Pourtant, peu de gens connaissent le nom de Shunpei Yamazaki 山崎舜平.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet ingénieur japonais de 84 ans a consacré plus de cinq décennies aux semi-conducteurs, aux mémoires électroniques et aux écrans. Ses travaux ont contribué à plusieurs évolutions majeures de l’électronique moderne, tandis que son laboratoire, le <em>Semiconductor Energy Laboratory</em> (SEL), poursuit aujourd’hui ses recherches sur des composants toujours plus économes en énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des projecteurs, Yamazaki continue d’explorer de nouvelles voies.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">1970 : Les fondements de la mémoire flash et la naissance d’un visionnaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Né le 8 juillet 1942, Shunpei Yamazaki grandit dans un Japon encore profondément marqué par l’après-guerre.<br>Il effectue l’essentiel de ses études à l’université Dôshisha 同志社大学, au cœur de l’ancienne capitale impériale de Kyôto 京都市, où il obtient successivement sa licence, son master, puis son doctorat en ingénierie. C’est dans cet environnement académique qu’il se passionne pour la physique du solide et le comportement encore mal connu des semi-conducteurs.</p>



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<h6 class="wp-block-heading"><strong><br><strong>La grille flottante&nbsp;: le principe d’une mémoire non volatile</strong></strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">En 1970, alors qu’il prépare son doctorat sous la direction du Dr Yogorô Katô 加藤与五郎, le jeune chercheur, âgé de 28 ans, réalise une invention qui va marquer durablement l’histoire des semi-conducteurs: <strong>un dispositif de mémoire non volatile à grille flottante en silicium, associé à une grille de contrôle.</strong><br>Le principe est ingénieux : <strong>une grille flottante en silicium, isolée électriquement, peut retenir une charge électrique</strong>. Cette charge modifie l’état électrique du transistor et permet ainsi de conserver une information même lorsque l’alimentation est coupée. <strong>Une telle architecture ouvre alors une voie particulièrement prometteuse vers une mémoire électronique compacte, réinscriptible et non volatile</strong>.<br></p>
</div>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="429" height="600" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/Dr-Shunpei-Yamazaki_SEL.jpg" alt="" class="wp-image-12008" style="aspect-ratio:0.7150047010674189;width:246px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/Dr-Shunpei-Yamazaki_SEL.jpg 429w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/Dr-Shunpei-Yamazaki_SEL-215x300.jpg 215w" sizes="(max-width: 429px) 100vw, 429px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup><strong>Dr Shumpei YAMAZAKI &#8211; SEL</strong></sup></figcaption></figure>
</div></div>
</div>



<h6 class="wp-block-heading"><br><strong>Une étape décisive vers la mémoire flash</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe général de la grille flottante avait toutefois été étudié quelques années auparavant. En 1967, les chercheurs des <em>Bell Labs</em> Dawon Kahng et Simon Sze avaient déjà démontré le principe d&rsquo;une mémoire utilisant une grille flottante. En juin 1970, <em>Intel Corporation</em> avait à son tour déposé un brevet portant sur un transistor à grille flottante. L&rsquo;apport de Yamazaki est alors particulièrement important : il développe <strong>une structure à grille flottante en silicium, enveloppée d&rsquo;un isolant et associée à une grille de contrôle</strong>, qui deviendra l&rsquo;une des architectures fondamentales de la mémoire non volatile moderne.</p>



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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="191" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/telechargement-1002-1024x191.jpg" alt="" class="wp-image-12076" style="aspect-ratio:5.361523885509126;width:584px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/telechargement-1002-1024x191.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/telechargement-1002-300x56.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/telechargement-1002-766x143.jpg 766w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/telechargement-1002-1536x287.jpg 1536w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/telechargement-1002-2048x382.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><sup>Schéma d&rsquo;une cellule de base de mémoire flash, composée d&rsquo;un transistor à grille flottante, et des différentes opérations pouvant y être effectuées : effacement (a), écriture ou programmation (b) et lecture (c).</sup></strong></figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Le 27 octobre 1970, il dépose au Japon le brevet n° 886343. Cette invention sera suivie, jusqu&rsquo;en 1977, d&rsquo;<strong>une quarantaine de brevets fondamentaux</strong> couvrant différents aspects de la technologie, notamment son intégration et ses méthodes de commande. Le dispositif original fabriqué par Yamazaki en 1971 a d&rsquo;ailleurs été retrouvé et testé plusieurs décennies plus tard : en 2018, il s&rsquo;est encore révélé capable d&rsquo;effectuer de manière répétée des opérations d&rsquo;écriture et d&rsquo;effacement.<br>À cette époque, l&rsquo;informatique grand public n&rsquo;existe pas encore. Les semi-conducteurs sont principalement destinés à des applications spécialisées et personne ne peut encore mesurer l&rsquo;ampleur du marché qui se développera autour du stockage électronique. Pourtant, les brevets de Yamazaki vont progressivement acquérir une valeur industrielle considérable.</p>



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<h6 class="wp-block-heading"><br><strong>Un dispositif ouvert sur le futur</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Le portefeuille de propriété intellectuelle qu&rsquo;il a constitué fait l&rsquo;objet de licences auprès de différentes entreprises. Selon l&rsquo;<em><strong>Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle</strong></em> (OMPI), les royalties tirées de ces licences fournissent à Yamazaki les ressources financières nécessaires pour poursuivre ses recherches et, en 1980, créer un laboratoire de recherche et développement, le <em>Semiconductor Energy Laboratory</em> (SEL).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son invention de 1970 ne doit cependant pas être confondue avec l&rsquo;apparition de la mémoire flash moderne, qui interviendra quelques années plus tard. Au début des années 1980, l&rsquo;ingénieur japonais <strong>Fujio Masuoka</strong> 舛岡富士雄, chez <em>Toshiba</em>, développera les architectures qui donneront naissance à la mémoire flash telle que nous la connaissons, notamment les technologies NAND et NOR.<br><strong>Néanmoins</strong>, Yamazaki avait posé, dès 1970, <strong>la</strong> pièce essentielle de <strong>cet</strong> édifice : <strong>cette</strong> mémoire non volatile électronique reposant sur une grille flottante en silicium et une grille de contrôle. <strong>La</strong> portée industrielle <strong>de cette invention</strong> ne deviendra pleinement visible que des années plus tard.<br>Des décennies après cette découverte, les technologies issues de cette famille de mémoires permettront la miniaturisation spectaculaire du stockage numérique, des cartes mémoire et des clés USB jusqu&rsquo;aux SSD qui équipent aujourd&rsquo;hui ordinateurs, smartphones et de nombreux autres appareils électroniques.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><br>Le <em>Semiconductor Energy Laboratory (SEL)</em> : quand les brevets financent la recherche</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après un passage comme ingénieur de recherche au sein de la prestigieuse <em>TDK Corporation</em>, Shunpei Yamazaki fait un choix audacieux en 1980 : il fonde sa propre structure, le <em><a href="https://www.sel.co.jp/en/corporate/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Semiconductor Energy Laboratory</a></em> (SEL) 株式会社半導体エネルギー研究所. Initialement installé à Tôkyô 東京, le laboratoire s’établira en 1985 à Atsugi 厚木市, dans la préfecture de Kanagawa 神奈川県, au centre-est de l’île de Honshû 本州.</p>



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<h6 class="wp-block-heading"><strong>Un laboratoire fondé sur la propriété intellectuelle</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">À une époque où les grands groupes industriels japonais investissent massivement dans leurs propres infrastructures de production, Yamazaki choisit une autre voie. SEL se consacre avant tout à la recherche et au développement de nouvelles technologies, plutôt qu&rsquo;à la fabrication et à la commercialisation de produits destinés au grand public.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Son modèle repose sur un principe simple </strong>: transformer la recherche en propriété intellectuelle. Les chercheurs du laboratoire développent de nouvelles technologies, les protègent par des brevets, puis accordent des licences aux entreprises susceptibles de les intégrer dans leurs propres produits et procédés industriels. Les revenus issus de ces licences permettent à leur tour de financer les recherches suivantes, les équipements et les équipes de chercheurs. La propriété intellectuelle devient ainsi non seulement le résultat de la recherche, mais également l&rsquo;un de ses principaux moyens de financement.</p>
</div>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="1104" height="960" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_88b210b5.jpg" alt="" class="wp-image-12079" style="aspect-ratio:1.1505873976504093;width:306px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_88b210b5.jpg 1104w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_88b210b5-300x261.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_88b210b5-767x667.jpg 767w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_88b210b5-1024x890.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1104px) 100vw, 1104px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup><strong>Cycle de création et de valorisation de la propriété intellectuelle (PI) au cœur du modèle économique du SEL</strong></sup></figcaption></figure>
</div></div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle donne à SEL une grande liberté : le laboratoire peut explorer des technologies dont les applications commerciales sont parfois encore lointaines, sans devoir lui-même construire les usines nécessaires à leur production à grande échelle. Au fil des décennies, cette stratégie permet au SEL de constituer un portefeuille exceptionnel de propriété intellectuelle dans de nombreux domaines des semi-conducteurs et de l&rsquo;électronique. Yamazaki, qui en est le fondateur et dirigeant, détient à lui seul le record mondial du nombre de brevets crédités à un même inventeur, avec <strong>20 120 brevets au 31 mars 2025</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SEL devient ainsi une organisation singulière dans le paysage technologique mondial : un laboratoire privé dont la recherche, la propriété intellectuelle et les licences constituent le cœur du modèle économique.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><br>Années 1990-2010 : Des écrans LCD au CAAC-IGZO</h3>



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<h6 class="wp-block-heading"><strong>Les transistors TFT au silicium : au cœur des écrans LCD modernes</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin du XXe siècle, Yamazaki étend cette stratégie au domaine des écrans plats en développant des technologies de transistors en couches minces (TFT), indispensables au pilotage des pixels des écrans LCD. SEL dépose alors de nombreux brevets portant notamment sur les procédés de fabrication de transistors en silicium polycristallin à basse température (LTPS). Cette technologie permet de réaliser des circuits TFT performants directement sur des substrats de verre.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><strong>Une vision du futur : la technologie CAAC-IGZO</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des années 2000, SEL s&rsquo;intéresse à une nouvelle génération de matériaux pour les transistors des écrans plats (LCD et OLED). Parmi eux figure l&rsquo;IGZO, un oxyde composé d&rsquo;indium, de gallium et de zinc, dont les propriétés semi-conductrices avaient été étudiées avant les travaux de Yamazaki.<br></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs de SEL vont franchir une nouvelle étape en mettant au point une structure cristalline particulière de l&rsquo;IGZO, baptisée <strong>CAAC-IGZO</strong> <em>(c-axis aligned crystalline indium gallium zinc oxide)</em>. Dans cette structure, les cristaux sont orientés de telle sorte que leur <strong>axe c se retrouve perpendiculaire</strong> à la surface du film. <strong>Cette organisation confère</strong> au matériau des propriétés particulièrement intéressantes pour la fabrication de transistors à couches minces.</p>
</div>



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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="600" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/CAAC-IGZO-1024x600.jpg" alt="" class="wp-image-12089" style="width:382px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/CAAC-IGZO-1024x600.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/CAAC-IGZO-300x176.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/CAAC-IGZO-767x449.jpg 767w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/CAAC-IGZO.jpg 1339w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div></div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><br>L&rsquo;un de ses principaux atouts réside dans son très faible courant de fuite. Lorsqu&rsquo;une image fixe est affichée, les pixels peuvent ainsi conserver leur état avec une consommation d&rsquo;énergie réduite. Cette caractéristique ouvre des perspectives importantes pour les écrans à haute résolution, mais aussi pour les appareils mobiles où l&rsquo;autonomie constitue un enjeu majeur.<br>SEL va ensuite protéger cette technologie par un vaste portefeuille de brevets et nouer des partenariats industriels, notamment avec <em><strong>SHARP</strong></em>, afin de permettre son passage du laboratoire à la production industrielle.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><br>Un destin couronné d’honneurs</h3>



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<p class="wp-block-paragraph">L’ampleur et la longévité des travaux du Dr Shunpei Yamazaki ont été reconnues au Japon comme à l’étranger. Au fil des décennies, il a reçu de nombreuses distinctions scientifiques et technologiques qui témoignent de la portée de ses recherches.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><br><strong>Des distinctions académiques au Japon et à l’étranger</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">En 1997, le gouvernement japonais lui décerne la prestigieuse <strong>Médaille au Ruban Pourpre</strong> 紫綬褒章, distinction attribuée à des personnes ayant apporté des contributions remarquables dans les domaines académique, artistique ou culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2010, il reçoit le <strong>Prix commémoratif</strong> <strong>Ô</strong><strong>k</strong><strong>ô</strong><strong>chi</strong> 大河内賞, qui récompense des réalisations remarquables dans le domaine de la recherche et de l&rsquo;ingénierie industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance de ses travaux dépasse également les frontières de l&rsquo;archipel. Il est nommé <em>Life Fellow</em> de l’<strong><em>IEEE</em></strong> <em>(Institute of Electrical and Electronics Engineers)</em>, l’une des principales organisations internationales consacrées aux sciences et technologies de l’ingénieur. Il devient également membre étranger de la <strong><em>Royal Swedish Academy of Engineering Sciences</em></strong>, membre de la <strong><em>World Academy of Ceramics</em></strong> et <em>Fellow</em> de l’<strong><em>Electrochemical Society</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2018, il reçoit le <strong><em>W. David Kingery Award</em></strong> de l’<em>American Ceramic Society</em>. Plus récemment, il est également distingué par le <strong><em>Rustum Roy Lecture Award</em></strong>, décerné par cette même société savante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est une distinction d’une nature très différente qui va attirer l’attention du grand public : son record mondial du nombre de brevets attribués à un même inventeur.</p>



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<h6 class="wp-block-heading"><br><strong>Le record Guinness</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">En 2004, Shunpei Yamazaki entre pour la première fois dans le <strong><em>Guinness World Records</em></strong>, avec 3 245 brevets crédités à son nom en tant qu’inventeur. Le record progresse ensuite rapidement : 6 314 brevets en 2011, puis 11 353 en 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>9 juillet 2025</strong>, <em><a href="https://www.guinnessworldrecords.com/world-records/most-patents-held-by-a-person" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guinness World Records</a></em> confirme officiellement un nouveau record : <strong>20 120 brevets crédités à Shunpei Yamazaki en tant qu’inventeur</strong>, au 31 mars 2025. Ces brevets ont été déposés dans plusieurs pays, un même domaine de recherche pouvant donner lieu à plusieurs protections juridiques selon les pays et les variantes techniques concernées.</p>
</div>



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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="540" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/sel-shunpei-yamazaki-guinness-world-record-most-patents-960.jpg" alt="" class="wp-image-12051" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/sel-shunpei-yamazaki-guinness-world-record-most-patents-960.jpg 960w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/sel-shunpei-yamazaki-guinness-world-record-most-patents-960-300x169.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/sel-shunpei-yamazaki-guinness-world-record-most-patents-960-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup><strong>Shunpei Yamazaki, <em>Guinness World Records</em></strong></sup></figcaption></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du chiffre spectaculaire, ce record illustre surtout la <strong>longévité exceptionnelle de l’activité inventive</strong> de Shunpei Yamazaki, qui poursuit ses recherches depuis plus de cinq décennies.</p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="980" height="223" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/04_trajectoire_50_ans-002.jpg" alt="" class="wp-image-12097" style="aspect-ratio:4.395029431000654;width:677px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/04_trajectoire_50_ans-002.jpg 980w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/04_trajectoire_50_ans-002-300x68.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/04_trajectoire_50_ans-002-765x174.jpg 765w" sizes="auto, (max-width: 980px) 100vw, 980px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><sup>Une trajectoire de plus de cinq décennies</sup></strong></figcaption></figure>
</div>


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<h3 class="wp-block-heading"><br>Shunpei Yamazaki : 84 ans, 20&nbsp;120 brevets derrière lui… et toujours une question devant lui</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À 84 ans, Shunpei Yamazaki poursuit toujours ses recherches. Après plus de cinq décennies consacrées aux semi-conducteurs, aux mémoires et aux technologies d’affichage, l’inventeur s’attaque désormais à l’un des grands défis de l’ère numérique : réduire la consommation énergétique des systèmes électroniques utilisés par l’intelligence artificielle.<br><br>Car l’essor de l’IA s’accompagne d’une croissance rapide des besoins de calcul et, avec eux, de la consommation électrique des centres de données.</p>



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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="309" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_e21583a0-1024x309.jpg" alt="" class="wp-image-12109" style="aspect-ratio:3.3140180002465787;width:640px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_e21583a0-1024x309.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_e21583a0-300x91.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_e21583a0-766x231.jpg 766w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_e21583a0-1536x463.jpg 1536w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/10/image_e21583a0.jpg 1856w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup><strong>Les défis énergétiques de l&rsquo;intelligence artificielle et la solution de l&rsquo;<em>in-memory computing</em> portée par le SEL.</strong></sup></figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Parmi les pistes étudiées figure l’<strong>IA analogique</strong>, notamment l’<em>analog in-memory computing</em>. Le principe consiste à effectuer certains calculs directement au sein des circuits où les données sont stockées, afin de limiter les transferts entre mémoire et processeur, particulièrement gourmands en énergie. Ces travaux s’appuient notamment sur plusieurs matériaux développés par SEL, parmi lesquels le CAAC-IGZO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche de Yamazaki dépasse désormais le cadre de l’archipel. En 2025, il crée en Suède la <em><strong><a href="https://swedenjapan.se/sel-forskning/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dr. Shunpei Yamazaki Foundation</a></strong></em>, basée à Stockholm. Sa vocation est de soutenir des travaux destinés à contribuer à la lutte contre le changement climatique, notamment dans les domaines des semi-conducteurs et des batteries, tout en favorisant les échanges scientifiques entre la Suède et le Japon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’âge où beaucoup auraient déjà tourné la page, Shunpei Yamazaki continue ainsi d’explorer de nouvelles voies. Après avoir contribué à plusieurs grandes évolutions de l’électronique moderne, il s’attache désormais à une question essentielle : comment effectuer davantage de calcul avec beaucoup moins d’énergie&nbsp;?</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Kongô Gumi, la plus ancienne entreprise au monde et les entreprises multiséculaires du Japon</title>
		<link>https://association-toki.com/culture/kongo-gumi-la-plus-ancienne-entreprise-au-monde-et-les-entreprises-multiseculaires-du-japon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 08:23:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
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		<category><![CDATA[Entreprises centenaires japonaises]]></category>
		<category><![CDATA[Kongô Gumi]]></category>
		<category><![CDATA[Succession au Japon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’entreprise de construction Kongô Gumi 株式会社金剛組, basée à Osaka 大阪市, est l’un des principaux groupements d’artisans charpentiers du Japon, les miyadaiku 宮大工, détenteurs d’un savoir-faire très recherché dans la technique d’assemblage du bois, le kigumi 木組み, pour la construction de sanctuaires et de temples. L’entreprise&#160;<a class="read-more" href="https://association-toki.com/culture/kongo-gumi-la-plus-ancienne-entreprise-au-monde-et-les-entreprises-multiseculaires-du-japon/">&#8230;</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise de construction Kongô Gumi 株式会社金剛組, basée à Osaka 大阪市, est l’un des principaux groupements d’artisans charpentiers du Japon, les miyadaiku 宮大工, détenteurs d’un savoir-faire très recherché dans la technique d’assemblage du bois, le <a href="https://association-toki.com/culture/kigumi-art-ancestral-assemblage-du-bois-au-japon/" target="_blank" rel="noopener" title="">kigumi 木組み</a>, pour la construction de sanctuaires et de temples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise est fondée par Shigemitsu Kongô 金剛重光 en 578 à l’époque Asuka 飛鳥時代 (Asuka-jidaï), il y a 1445 ans cette année, et est réputée pour être la plus ancienne entreprise du monde encore en activité de nos jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 593, à la demande du <a href="https://association-toki.com/culture/washoku-cuisine-traditionnelle-japonaise/" target="_blank" rel="noopener" title="">prince Shôtoku Taishi 聖徳太子 (574-622)</a>, Kongô Gumi se lance dans la construction du temple de Shitennô-ji 四天王寺, à Osaka, 大阪市, premier temple bouddhiste du Japon, plusieurs fois ravagé par des incendies au fil des siècles et toujours reconstruit par Kongô Gumi, à l’image de sa création d’origine.</p>



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<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Shitennoji-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7361" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Shitennoji-1024x683.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Shitennoji-300x200.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Shitennoji-768x512.jpg 768w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Shitennoji.jpg 1510w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Temple de Shitennô-ji 四天王寺, à Osaka, 大阪市</sup></figcaption></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="762" height="1024" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Prince_Shotoku_Taishi-762x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7360" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Prince_Shotoku_Taishi-762x1024.jpg 762w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Prince_Shotoku_Taishi-223x300.jpg 223w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Prince_Shotoku_Taishi-768x1032.jpg 768w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/Prince_Shotoku_Taishi.jpg 1113w" sizes="auto, (max-width: 762px) 100vw, 762px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Prince Shôtoku Taishi 聖徳太子 (574-622)</sup></figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Durant ses 1445 années d’activité, Kongô Gumi participe à de nombreuses constructions dont celles du château d’Osaka et du <a href="https://association-toki.com/culture/le-temple-de-horyuji/" target="_blank" rel="noopener" title="">temple de Hôryûji&nbsp;法隆寺</a>, dans la préfecture de Nara 奈良, devenu en 1993 le premier bien du Japon, reconnu d’une valeur universelle exceptionnelle, à être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début des années 2000, Kongô Gumi voit ses revenus baisser et ses actifs transférés en 2006 au groupe de construction Takamatsu 髙松建設株式会社 d’Osaka pour en devenir une filiale, en gardant son nom d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kongô Gumi prend un nouveau départ en conservant les techniques millénaires de construction acquises depuis la fondation du groupe, en 578. Les employés, les artisans charpentiers, les maîtres-charpentiers, tous restés fidèles à l’entreprise, perpétuent l’esprit de Kongô Gumi et continuent leurs activités de construction, reconstruction et rénovation en combinant les technologies modernes avec les méthodes traditionnelles.</p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="金剛組1443年受継がれる技術と文化" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/QlpwpUs1oBE?feature=oembed&#038;enablejsapi=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h3 class="wp-block-heading">Avec Kongô Gumi, les cinq plus anciennes entreprises du monde sont toutes japonaises</h3>



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<p class="wp-block-paragraph">Après <strong>Kongô Gumi</strong>, suivent quatre autres entreprises japonaises les plus anciennes au monde toujours en activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En second, vient l’auberge thermale <strong><a href="https://association-toki.com/culture/le-plus-ancien-hotel-au-monde-est-japonais/" target="_blank" rel="noopener" title="">Nishiyama Onsen Keiunkan 西山温泉慶雲館</a></strong>, dans la préfecture de Yamanashi 山梨県, au sein de multiples sources d’eau chaude. L’auberge Keiunkan, fondée en 705 par Fujiwara Mahito, tire son nom de l’ère Keiun 慶雲 (704-708). Pendant plus de 1300 ans d’existence, 52 générations de la même famille se sont succédé.</p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="世界最古の歴史と類い稀なる温泉　西山温泉　慶雲館　秋TVCM" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/GPzDRBK1d1Q?feature=oembed&#038;enablejsapi=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Nishiyama Onsen Keiunkan 西山温泉慶雲館</sup></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sennen no Yu Koman 千年の湯古まん</strong>, une autre auberge traditionnelle ou ryokan 旅館, située à Kinosaki 城崎町 dans la préfecture de Hyôgo 兵庫県 est la troisième plus ancienne entreprise au monde. Elle a été fondée en 717 par Gonnokami Yuke 日生下権守 et est transmise depuis plus de 46 générations de la même famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hôshi ryokan, ou Hôshi 法師</strong>, autre auberge ou ryokan de sources chaudes, située à Komatsu, 小松市 dans la préfecture d’Ishikawa 石川県, vient en quatrième position. Elle a été fondée en 718, la deuxième année de l’ère Yôrô 養老 et, comme la précédente, a vu 46 générations de la même famille se succéder.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Genda Shigyô 源田紙業株式会社</strong>, cinquième plus ancienne entreprise au monde, fondée en 771. Déplacée à Heian 平安 (actuelle Kyôto 京都市) avec le transfert de la capitale impériale, elle est spécialisée dans la conception d’articles de cérémonie en papier, tels le mizuhiki 水引, un art ancien consistant à nouer de fines cordelettes de chanvre teintées de rouge et blanc pour envelopper les offrandes faites à la cour impériale du Japon.</p>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://www.ho-shi.co.jp/en/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="525" height="500" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/hoshi-ryokan.jpg" alt="" class="wp-image-7413" style="aspect-ratio:1.05;width:467px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/hoshi-ryokan.jpg 525w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/hoshi-ryokan-300x286.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 525px) 100vw, 525px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Hôshi ryokan</sup></figcaption></figure>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://www.sennennoyu-koman.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="218" height="432" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/koman_18.jpg" alt="" class="wp-image-7414" style="aspect-ratio:0.5046296296296297;width:225px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/koman_18.jpg 218w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/10/koman_18-151x300.jpg 151w" sizes="auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Sennen no Yu Koman</sup></figcaption></figure>
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</div>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ce classement, de nombreuses entreprises japonaises multi-centenaires voire millénaires sont répertoriées dans des domaines variés, parmi lesquelles&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Tanaka-Iga 田中伊雅仏具</em>, fondée en 885 (biens religieux), Kyôto&nbsp;;</li>



<li><em>Nakamura Shaji 中村社寺</em>, fondée en 970 (construction de sanctuaires et de temples), préfecture d’Aichi 愛知県 ;</li>



<li><em>Ichimonjiya Wasuke</em> 一文字屋和輔, fondée en en l’an 1000 (confiserie), Kyôto&nbsp;;</li>



<li><em>Shumiya-Shinbutsuguten</em> 朱宮神仏具店, fondée en 1024 (biens religieux), préfecture de Yamanashi 山梨県, etc.</li>
</ul>



<div style="height:19px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">Principes de fonctionnement des sociétés centenaires</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une étude du <em>Research Institute of Centennial Management</em> de Tokyo publiée par <em>The New York Times</em>, le Japon recense plus de 33&nbsp;000 entreprises centenaires encore en activité, soit 40&nbsp;% du nombre enregistré dans le monde. Parmi elles, plus de 3&nbsp;100 dépassent les 200 ans d’existence, 140 ont plus de 500 ans et 19 sont millénaires. Si la plupart de ces entreprises sont de petites PME familiales, d’autres sont mondialement connues, à l’instar de l’entreprise de jeux vidéo Nintendo fondée en 1889 ou encore le fabricant de sauce de soja Kikkoman キッコーマン株式会社, créé en 1917.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Si vous regardez les manuels d&rsquo;économie, les entreprises sont censées maximiser leurs profits, augmenter leur taille, leur part de marché et leur taux de croissance. Mais les principes de fonctionnement des sociétés centenaires sont complètement différents,</em> déclare Kenji Matsuoka 松岡憲司, professeur émérite de commerce à l&rsquo;Université Ryûkoku 龍谷大学 à Kyôto. <em>Leur priorité est de continuer. Chaque génération est comme un coureur dans une course de relais. L&rsquo;important, c’est de passer le témoin.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour survivre pendant un millénaire, une entreprise ne peut pas se contenter de courir après les profits. Elle doit poursuivre un objectif plus élevé, dans le respect de valeurs fondamentales définies sous le terme «&nbsp;kakun 家訓&nbsp;» ou préceptes familiaux qui doivent guider les prises de décision commerciales au fil des générations&nbsp;: prendre soin des employés, soutenir la communauté, s’efforcer de développer un produit qui inspire la fierté, faire preuve d’une technicité toujours plus élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces entreprises, d’une longévité exceptionnelle, sont souvent caractérisées par une aversion pour le risque et une accumulation de grandes réserves de trésorerie. <em>«&nbsp;Même lorsqu&rsquo;elles font des profits, elles n&rsquo;augmentent pas leurs dépenses d&rsquo;investissement outre mesure&nbsp;»,</em> souligne Tomohiro Ôta 太田知宏, analyste à la banque Goldman Sachs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sondage mené auprès d&rsquo;entreprises en place depuis plus d’un siècle a révélé que plus du quart d&rsquo;entre elles disposaient de suffisamment de fonds pour fonctionner pendant deux années voire plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne signifie pas pour autant que ces entreprises soient figées dans le temps. Au cours du siècle dernier, la survie a de plus en plus consisté à trouver un équilibre entre la préservation des traditions et l&rsquo;adaptation aux conditions changeantes du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>NBK (Nabeya Bi-tech Kaisha) </em>鍋屋バイテック, une entreprise de matériaux qui a commencé à fabriquer des bouilloires en fer en 1560, produit maintenant des pièces de machines de haute technologie.<br><em>Hosô </em>細尾, fondée en 1688, est une entreprise textile de la famille Hosô, du temple Honganji 本願寺, à Nishijin 西陣, le quartier des tisserands, de la soie et du kimono de Kyôto. Elle a étendu son activité à l&rsquo;ameublement et même à l&rsquo;électronique.</p>



<div style="height:19px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">La succession, question capitale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la culture japonaise, les racines traditionnelles fortes et le culte des ancêtres font que la majeure partie des entreprises les plus anciennes sont gérées par la même famille. Pour assurer la pérennité de l’entreprise, la succession revient en général au fils aîné, mais il peut arriver qu’un autre fils jugé plus prédisposé à remplir ce rôle soit désigné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la famille n&rsquo;a pas d&rsquo;héritier masculin, une fille peut exceptionnellement prendre les commandes si elle est considérée apte à assurer la succession. Dans la plupart des cas, des dispositions sont prises pour qu&rsquo;une des filles prenne un mari suffisamment méritant et capable de gérer l’entreprise. Ce dernier, en même temps qu’il devient gendre, est adopté par la famille dont il prend alors le nom pour continuer la lignée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Japon, l’adoption d’un héritier ou yôshi engumi 養子 縁組 est une tradition séculaire déjà en usage à l’époque d’Edo 江戸時代 (1603-1868) et toujours utilisée par les fondateurs d’entreprises qui ne trouvent pas de successeur approprié parmi leur progéniture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tradition permet également aux entreprises d’assurer une certaine stabilité dans la continuité de leur gestion pendant la crise démographique que l’archipel traverse.</p>



<div style="height:41px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources :  <a href="https://www.nytimes.com/2020/12/02/business/japan-old-companies.html" target="_blank" rel="noopener" title="">New York Times</a></em></p>



<div style="height:53px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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