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	<title>Archives des Nature - 飛希 - とき - TOKI</title>
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	<description>Japon : traditions vivantes, horizons nouveaux</description>
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	<title>Archives des Nature - 飛希 - とき - TOKI</title>
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		<title>Le lotus Ôga, la fleur qui défie le temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 18:37:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Inversion des pôles magnétiques terrestres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque la saison des pluies s'achève enfin sur l'archipel japonais, l'été s'installe avec une intensité presque palpable. L'air devient chaud, chargé d'humidité, les montagnes se parent d'un vert profond et le chant incessant des cigales accompagne les longues journées baignées de lumière. Dans les étangs, les jardins et les temples, une autre métamorphose s'opère discrètement : celle des lotus 蓮 ハス (hasu en japonais) qui émergent à la surface de l'eau.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Lorsque la saison des pluies s’achève enfin sur l’archipel japonais, l’été s’installe avec une intensité presque palpable. L’air devient chaud, chargé d’humidité, les montagnes se parent d’un vert profond et le chant incessant des cigales accompagne les longues journées baignées de lumière. Dans les étangs, les jardins et les temples, une autre métamorphose s’opère discrètement : celle des lotus 蓮 ハス (hasu en japonais) qui émergent à la surface de l’eau.<br>Leurs larges feuilles rondes semblent flotter sans effort, tandis que leurs fleurs, blanches ou délicatement rosées, s’ouvrent aux premières heures du matin. D’une beauté saisissante mais éphémère, elles ne dévoilent leurs pétales que quelques jours avant de disparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Japon, elles sont un symbole de pureté, de renaissance et de l’impermanence des choses.<br>Parmi les innombrables lotus qui fleurissent chaque été, l’un d’eux occupe une place singulière. Dans la ville de Chiba 千葉市, à l’Est de Tokyo 東京, pousse le lotus Ôga (Ôga-hasu 大賀ハス ), une plante dont l’histoire défie le temps. Sa renommée tient à son origine exceptionnelle.</p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="945" height="187" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/ooga-hasu-003.jpg" alt="" class="wp-image-11768" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/ooga-hasu-003.jpg 945w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/ooga-hasu-003-300x59.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/ooga-hasu-003-768x152.jpg 768w" sizes="(max-width: 945px) 100vw, 945px" /></figure>



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<h3 class="wp-block-heading">La graine oubliée : une histoire du temps qui ne détruit pas tout</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire commence au printemps 1951, sur une tourbière de Kemigawa 検見川, dans l’actuelle ville de Chiba, chef-lieu de la préfecture éponyme Chiba-ken 千葉県.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<p class="wp-block-paragraph">Sous la direction du botaniste Ichirô Ôga 大賀一郎 (1883-1965), diplômé de la Faculté des Sciences de l’Université Impériale de Tokyo, des fouilles sont entreprises dans une ancienne couche de tourbe, avec la participation de jeunes élèves d’écoles primaires et secondaires locales.<br>Une première graine est mise au jour le 30 mars 1951, puis deux autres le 6 avril suivant.<br>L’événement pourrait passer inaperçu, mais les graines attirent immédiatement l’attention des chercheurs.<br>Deux d’entre elles sont confiées à un laboratoire afin d’en déterminer l’ancienneté. La troisième demeure à Chiba où elle est mise en culture avec un soin extrême.<br>Les analyses révèlent alors que les graines étaient enfouies dans la tourbière de Kemigawa depuis plus de deux millénaires.<br></p>
</div>



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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="290" height="378" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/Ichiro_Oga_03-1.jpg" alt="" class="wp-image-11791" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/Ichiro_Oga_03-1.jpg 290w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/Ichiro_Oga_03-1-230x300.jpg 230w" sizes="(max-width: 290px) 100vw, 290px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Le botaniste Ichirô Ôga 大賀一郎 (1883-1965)</sup></figcaption></figure>
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<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Ce qui semblait presque impossible se produit : la graine mise en culture germe et, le 18 juillet 1952, une magnifique fleur de lotus aux pétales rosés s’épanouit pour la première fois.<br>Cette plante exceptionnelle recevra le nom de <em>« lotus Ôga »</em> en hommage au botaniste qui dirigea les recherches, et deviendra ainsi l’un des plus précieux symboles de renaissance du Japon.<br>La nouvelle fait rapidement le tour de l’archipel avant de franchir les océans. Les magazines <em>« Mainichi Graph »</em> puis <em>« Life »</em> consacrent des reportages à ce <em>« miracle botanique »</em> qui fascine la communauté scientifique autant que le grand public.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="372" height="340" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/006-1.jpg" alt="" class="wp-image-11807" style="aspect-ratio:1.0942042785501174;width:229px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/006-1.jpg 372w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/07/006-1-300x274.jpg 300w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>La fleur de lotus Ôga 大賀ハス</sup></figcaption></figure>
</div></div>
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<h3 class="wp-block-heading">Une fleur devenue l’emblème de Chiba</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le lotus Ôga est devenu l’un des plus émouvants symboles de la capacité de la nature à traverser les siècles, reliant le Japon contemporain à un paysage disparu depuis l’Antiquité.<br>Classé monument naturel de la préfecture le 08 juin 1954, sous le nom de <em>« lotus Ôga de Kemigawa »</em> 検見川の大賀蓮, il est également la fleur officielle de la ville depuis 1993. Même la mascotte Chihana-chan ちはなちゃん, petite fée inspirée du lotus Ôga, rappelle le lien profond qui unit les habitants à cette fleur ressuscitée du passé.<br>Au fil des décennies, le lotus Ôga a été multiplié puis offert à de nombreux jardins botaniques et temples. Désormais cultivé sur quelques 250 sites, au Japon comme dans dix-sept autres pays, il perpétue l’histoire d’une graine qui traversa vingt siècles avant de refleurir.</p>



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</div>



<div style="height:19px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">Quatre matins pour émerveiller le monde</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut cependant savoir patienter pour savourer l’instant. Comme si elle rappelait que toute beauté demeure fragile, la fleur du lotus Ôga ne vit que quatre jours.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le premier matin</strong>, avant l’aube, les pétales commencent lentement à s’entrouvrir, laissant deviner leur teinte rosée.<br><strong>Le deuxième jour</strong> est celui de la splendeur. Entre sept et neuf heures, la corolle est pleinement ouverte. Les anthères libèrent leur pollen doré, tandis qu’un parfum délicat emplit l’air. C’est l’instant que les Japonais attendent avec impatience.<br><strong>Le troisième matin</strong>, la fleur atteint son diamètre maximal. Les couleurs deviennent plus douces et, vers midi, les pétales commencent déjà à se refermer.<br></p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<div style="height:14px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<iframe loading="lazy" title="オオガハスのタイムラプス映像（花の12時間撮影）" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/WCjtp9cXAaM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Enfin, le quatrième jour</strong>, le spectacle touche à sa fin. Les pétales tombent un à un dans l’eau, tandis que le réceptacle prend une teinte verte plus soutenue. Une autre fleur s’apprête déjà à éclore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette succession quotidienne rappelle l’une des plus belles sensibilités japonaises : aucune chose n’est éternelle, mais chaque instant possède une beauté qui lui est propre et mérite d’être savouré.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">L’été des lotus à Chiba</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Chaque été, le parc de Chiba offre l’un des plus beaux spectacles floraux du Japon. Dans l’étang consacré au lotus Ôga, plus de sept cents fleurs peuvent s’ouvrir simultanément au lever du jour avant de commencer à se refermer vers la mi-journée.<br>Le spectacle est impressionnant : avec un diamètre de 30 à 50 cm pour les feuilles, 25 à 30 cm pour les fleurs, parfois davantage dans de bonnes conditions, la plante peut s’élever à plus de 1,5 mètre au-dessus de l’eau : on parle alors de lotus géant.<br></p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Pour permettre aux visiteurs de profiter de ce spectacle éphémère, la ville publie chaque année des prévisions de floraison. À la tombée de la nuit, un festival mêlant lumière, musique et créations artistiques transforme également le parc en un décor féerique où le lotus semble flotter entre ciel et eau.</p>



<div style="height:19px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Deux mille ans de dormance, quatre jours de floraison</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant quatre jours seulement, le lotus Ôga offre au regard la délicatesse de ses pétales. Un instant de grâce à savourer. Puis, comme toutes les fleurs, il s’efface. Pourtant, son histoire nous rappelle que la vie est semblable à la force secrète d’une graine, capable d’attendre patiemment le moment de son épanouissement.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Chiba, mémoire du temps</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est sans doute pas un hasard si cette histoire trouve son origine dans la préfecture de Chiba. Sous ses paysages paisibles se cache une terre où le temps a laissé des traces exceptionnelles. C’est ici que les géologues ont défini le <em>« Chibanien »</em> ou <em>« âge Chiba »</em>, une ère spécifique de l’histoire de la Terre s’étendant de 774 000 à 129 000 ans avant nos jours, faisant de Chiba une référence mondiale pour l’étude des temps géologiques. Le Chibanian marque aussi le moment où la dernière inversion des pôles magnétiques terrestres a eu lieu et les strates géologiques de Chiba conservent l’un des meilleurs témoignages de cet événement.<br>Cette couche géologique a été désignée comme GSSP <em>(site de référence pour la limite stratotypique mondiale)</em> le 17 janvier 2020, marquant la frontière entre le Pléistocène inférieur et le Pléistocène moyen.<br>C’est ici aussi qu’une graine de lotus, demeurée en dormance pendant plus de deux millénaires, a retrouvé la vie.<br>Le sol de Chiba raconte ainsi une même histoire : celle d’un temps qui, sans jamais effacer la mémoire, continue de graver son empreinte sur Terre..</p>



<div style="height:107px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Sources : <a href="https://www.chibacity-ta.or.jp/fr/special/oogahasumiryoku/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Lotus Ôga Chiba city </em> 千葉市</a>  <em>;</em> <em> <a href="https://www.city.ichihara.chiba.jp/article?articleId=61004714de0c5f03dc0b5314" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La naissance du Chibanian, Chiba</a></em>  ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Là où naissent les légendes : le blanc du Japon</title>
		<link>https://association-toki.com/actualites/la-ou-naissent-les-legendes-le-blanc-du-japon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 10:49:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture japonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Mythologie japonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[Animaux blancs du Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Ecureuil d'Ezo]]></category>
		<category><![CDATA[Le blanc au Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Légendes du Japon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la nature japonaise comme dans ses récits, le blanc traverse les saisons et les mondes. Des paysages d’hiver aux animaux immaculés, il révèle une sensibilité profonde, entre sacré, passage et émotion. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans la nature japonaise comme dans ses récits, le blanc traverse les saisons et les mondes. Des paysages d’hiver aux animaux immaculés, il révèle une sensibilité profonde, entre sacré, passage et émotion.</p>



<div style="height:22px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">L’écureuil blanc d’Hokkaidô : une apparition furtive dans le silence boréal</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les forêts septentrionales de l’île d’Hokkaidô, lorsque l’hiver dépose son manteau immaculé sur les conifères, il arrive qu’une silhouette plus blanche encore traverse la neige. Une apparition furtive, presque irréelle : un écureuil blanc.<br>Habitant discret des forêts, l’écureuil d’Ezo 蝦夷, du nom ancien de l’île, est une sous-espèce locale de l’écureuil roux eurasiatique : <em>Sciurus vulgaris orientis</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus trapu que ses cousins européens, doté d’un pelage dense et de pinceaux marqués aux oreilles en hiver, il est parfaitement adapté au climat rigoureux du nord de l’archipel. Il vit parmi les pins, les épicéas et les bouleaux, où il cache soigneusement graines et noix avant les premières neiges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le silence hivernal, sa robe immaculée agit comme un révélateur : elle transforme l’animal familier en une vision presque mythologique. Il ne porte aucun message divin. Il n’annonce ni prospérité ni présage. Il rappelle simplement la délicatesse du monde.</p>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Akira-Sato-Hokkaido-Squirrel003.jpg" alt="" class="wp-image-11425" style="aspect-ratio:1.5002858776443682" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Akira-Sato-Hokkaido-Squirrel003.jpg 1200w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Akira-Sato-Hokkaido-Squirrel003-300x200.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Akira-Sato-Hokkaido-Squirrel003-1024x683.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Akira-Sato-Hokkaido-Squirrel003-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans une culture où l’attention aux détails saisonniers occupe une place essentielle, cette rencontre devient un instant de conscience aiguë : la nature révèle soudain son exception.<br>Le Japon célèbre ce qui apparaît et disparaît. La floraison brève des cerisiers, la brume sur les montagnes, la trace d’un animal dans la neige.<br>L’écureuil blanc d’Hokkaidô s’inscrit dans cette esthétique du passage. Sans même le chercher, on le rencontre. Et cette rencontre, souvent fugace, laisse une impression durable — celle d’avoir approché, l’espace d’un instant, une part secrète de la forêt.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Le blanc : couleur du divin et du passage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au Japon, la symbolique des couleurs transcende l’esthétique.<br>Une myriade de teintes déploie ses nuances au rythme des saisons et des émotions. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Façonnées par une nature abondante, du rose pâle des sakura au printemps au rouge flamboyant des érables en automne, les couleurs révèlent une part intime et profonde de l’âme japonaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi elles, le blanc (白 <em>shiro</em>) se distingue par sa discrétion et sa profondeur. Symbole de pureté et d’honnêteté absolue, il est la couleur du divin. La couleur du silence et du seuil, qui accompagne les passages — ceux de la vie, de la mort, du visible à l’invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la lumière, le blanc porte en lui toutes les couleurs — il en est la somme silencieuse, la réunion de toutes les nuances. Mais dans la matière, il est origine : surface intacte où les formes naissent et s’effacent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et parfois, au détour d’un sentier ou dans l’ombre d’un récit ancien, le blanc s’anime et prend forme — celle d’une présence venue d’un autre seuil. Il devient alors apparition : une silhouette au pelage immaculé, une présence singulière qui trouble le réel, comme si le monde, soudain, s’ouvrait à l’invisible.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Les animaux blancs du Japon : un bestiaire du visible à l’invisible</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des mythes et des légendes, le blanc traverse le temps et prend parfois une forme inattendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le lapin</strong> blanc, presque insaisissable, appartient au ciel autant qu’à la terre.<br>Dans les récits liés à la lune, il façonne l’éternité dans un geste répété à l’infini. Sa présence douce suspend le temps, comme une parenthèse hors du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec<strong> <a href="https://association-toki.com/actualites/les-cerfs-de-nara-au-japon-messagers-des-dieux-a-lidentite-genetique-unique/" target="_blank" rel="noopener" title="">le cerf</a></strong>, le blanc retrouve la forêt et les sanctuaires.<br>Messager des dieux dans la tradition du Shintô, il incarne une présence paisible, empreinte de sérénité. Sa blancheur apaise, relie, et invite à une forme de recueillement.</p>



<div style="height:7px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Plus loin encore, <strong>le tigre</strong> blanc —白虎 <em>byakko</em> — surgit comme une force.<br>Gardien de l’Ouest associé à l’automne, il incarne la puissance maîtrisée, la protection et l’équilibre. Sa blancheur devient énergie, souffle, vigilance.</p>



<div style="height:7px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Disparu des forêts japonaises, mais toujours présent dans la mémoire,<strong> le loup</strong> demeure une figure à part. Protecteur silencieux des montagnes, le <em>ôkami</em> 狼 incarne une force invisible, respectée autant que redoutée.<br>Dans certains récits, sa blancheur évoque moins une présence qu’une trace — celle d’un lien ancien entre l’homme et la nature.<br>Avec lui, le blanc atteint une forme de profondeur mélancolique.<br>Au delà du passage entre les mondes, il devient mémoire, le souvenir de ce qui s’est effacé.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="630" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Loup-Cerf-Tigre-1024x630.jpg" alt="" class="wp-image-11397" style="aspect-ratio:1.86867809100073;width:711px;height:auto" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Loup-Cerf-Tigre-1024x630.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Loup-Cerf-Tigre-300x185.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Loup-Cerf-Tigre-768x472.jpg 768w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2026/03/Loup-Cerf-Tigre.jpg 1424w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Retour au silence boréal : une rencontre entre nature et émotion</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les sous-bois enneigés d’Hokkaidô, l’écureuil blanc ne s’inscrit dans aucun grand mythe. Il n’a ni sanctuaire, ni procession.<br>Et pourtant.<br>Dans l’instant de sa traversée, il rejoint silencieusement ce bestiaire du passage.<br>Il appartient au même mouvement discret : celui qui relie la nature observée, la mémoire culturelle et l’émotion immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un écureuil blanc traverse la neige immaculée.<br>Le regard s’arrête.<br>Le monde, un instant, devient plus vaste.</p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="森が目覚める音の中で｜白いエゾリスと過ごした静かな奇跡" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/dWPBAYg3l14?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption"><sup><strong>Shinji KAWAMURA</strong> : </sup> <sup>Au milieu des bruits de la forêt qui s’éveille</sup><br><sup>Un miracle silencieux passé en compagnie d’un écureuil blanc d’Hokkaidô</sup></figcaption></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Les ailes du Japon : entre nature et légendes</title>
		<link>https://association-toki.com/culture/les-ailes-du-japon-entre-nature-et-legendes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 17:20:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[l'ibis nippon toki]]></category>
		<category><![CDATA[la fée des neiges shima enaga]]></category>
		<category><![CDATA[la grue à couronne rouge tanchô]]></category>
		<category><![CDATA[le grand duc de Blakiston shimafukurô]]></category>
		<category><![CDATA[Le pygargue empereur ôwashi]]></category>
		<category><![CDATA[lz cygne chanteur ôhakuchô]]></category>
		<category><![CDATA[oiseaux sacrés du Japon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hokkaidô 北海道, l’île du Nord de l’archipel japonais, est un territoire où la neige et le vent semblent figer le temps. Pourtant, au cœur de ces paysages glacés, la vie ailée révèle une poésie profonde, une rencontre avec le symbolique et le sacré. Chaque oiseau&#160;<a class="read-more" href="https://association-toki.com/culture/les-ailes-du-japon-entre-nature-et-legendes/">&#8230;</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Hokkaidô 北海道, l’île du Nord de l’archipel japonais, est un territoire où la neige et le vent semblent figer le temps. Pourtant, au cœur de ces paysages glacés, la vie ailée révèle une poésie profonde, une rencontre avec le symbolique et le sacré. Chaque oiseau devient alors un messager, un gardien, un symbole de beauté ou de chance. Entre majesté, mystère et pureté, ces créatures ailées font de l’hiver de l’île un spectacle vivant, où chaque vol devient une petite légende.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="201" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/001-signebis03-1024x201.jpg" alt="" class="wp-image-10200" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/001-signebis03-1024x201.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/001-signebis03-300x59.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/001-signebis03-768x151.jpg 768w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/001-signebis03.jpg 1063w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<div style="height:22px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">Une poésie vivante : la fée des neiges, shima enaga シマエナガ</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’hiver enveloppe l’île d’Hokkaidô de son voile immaculé, un oiseau minuscule, presque irréel, attire les regards : la mésange à longue queue, en japonais shima-enaga シマエナガ.<br>Surnommée la « fée des neiges », elle apparaît comme une boule de coton vivante, au plumage blanc éclatant et aux yeux de perle.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Oiseau endémique de l’île, la fée des neiges est rapidement devenue un emblème poétique et affectif, omniprésente dans les mascottes locales, affiches touristiques, pâtisseries et objets du quotidien. Dans une culture marquée par la beauté éphémère des choses, le shima-enaga incarne la fragilité et la douceur de l’instant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Minuscule boule de plumes blanches, de 13 à 15 cm de long, avec une queue de 7 à 9 cm, pour un poids plume de 6 à 10 grammes, sa rondeur parfaite et sa blancheur éclatante évoquent la pureté, l’innocence et la magie des paysages enneigés.<br>Elle est comparée à un ange hivernal, symbole de bonheur et de chance à qui la rencontrera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De mi-février à début mars, une fois que le froid glacial commence à relâcher son emprise, on peut la voir planer autour des arbres et lécher la sève qui coule, source précieuse de sucres dans leur corps.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">À Hokkaidô, croiser un shima-enaga n’est pas seulement une rencontre ornithologique : c’est toucher, l’espace d’un instant, à une poésie vivante, fragile et légère comme un flocon de neige qui mérite une attention particulière pour la préservation de ses refuges naturels.</p>
</div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading">Roi des falaises et des glaces, le pygargue empereur, ôwashi オオワシ<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aux antipodes de la fragilité du shima-enaga, un maître des cieux règne sur l’hiver d’Hokkaidô : le pygargue empereur ou ôwashi オオワシ, appelé également Pygargue de Steller.<br>Il trouve refuge sur les falaises battues par les vents et les glaces de la mer d’Okhotsk, notamment autour de la péninsule de Shiretoko 知床半島.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="228" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/stellers-sea-eagle-line-up-imageonline.co-merged-1024x228.jpg" alt="" class="wp-image-10232" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/stellers-sea-eagle-line-up-imageonline.co-merged-1024x228.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/stellers-sea-eagle-line-up-imageonline.co-merged-300x67.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/stellers-sea-eagle-line-up-imageonline.co-merged-768x171.jpg 768w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/stellers-sea-eagle-line-up-imageonline.co-merged-1536x342.jpg 1536w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/stellers-sea-eagle-line-up-imageonline.co-merged-2048x455.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<iframe loading="lazy" title="Steller&apos;s sea eagle sounds, Steller&apos;s sea eagle call" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/c0vbLUzB7Ro?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Réputé pour être le plus grand et le plus puissants des aigles, avec ses 2,5 m d’envergure, son bec jaune, massif et crochu et ses serres puissantes, il incarne force, puissance et liberté. Cette apparence souveraine en a fait un oiseau quasi mythique. Dans l’imaginaire des habitants du nord, il est le roi de l’hiver, incarnant la majesté sauvage des éléments. Chaque année, des centaines de pygargues viennent se rassembler sur les glaces dérivantes, offrant un spectacle majestueux devenu symbole hivernal de l’île.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Protégé comme monument naturel national depuis 1970, il est aussi classé espèce menacée par l’UICN <em>(Union internationale pour la conservation de la nature)</em>. Sa présence rappelle la puissance indomptable des éléments nordiques et l’équilibre fragile qui relie l’homme à la mer et aux oiseaux.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Messagers de paix au cœur des lacs, les cygnes chanteurs (ôhakuchō, オオハクチョウ)</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Plus paisibles, mais tout aussi spectaculaires, les cygnes chanteurs (ôhakuchô, オオハクチョウ) reviennent chaque année de Sibérie pour hiverner sur les lacs gelés d’Hokkaidô. Leur arrivée est célébrée comme un rituel naturel. Leur blancheur immaculée et leurs chants mélodieux en font des messagers de paix et d’harmonie. Dans la poésie japonaise, ils incarnent la grâce et l’élégance, rappelant que la nature, même au cœur de l’hiver le plus rude, offre aussi lumière et musique. Leur retour annuel est un rituel attendu, une promesse de continuité et d’espérance.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Ces oiseaux dessinent déjà un paysage spirituel, mais au sommet de cette hiérarchie ailée se tiennent trois espèces qui dépassent le simple registre du symbolique pour atteindre le sacré : la grue tanchô, le grand duc de Blakiston et l’ibis nippon.</p>



<div style="height:22px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">Danseuses éternelles, les grues à couronne rouge du Japon (tanchô, 丹頂, タンチョウ)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au sommet du panthéon ailé japonais se tient la grue à couronne rouge (tanchô, タンチョウ).</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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<iframe loading="lazy" title="Les grues du Japon" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/xmR6krk8hpw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Symbole ancestral du Japon, elle incarne la longévité, la fidélité conjugale et le bonheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les marais gelés du parc de Kushiro Shitsugen 釧路湿原国立公園, sa danse nuptiale se déploie : envol synchronisé, bonds élégants, parades qui semblent relier le ciel et la terre. Avec son plumage éclatant et sa couronne rouge, elle incarne la grâce et la beauté dans les paysages naturels et les légendes du Japon.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Messagère de l’éternité, qui vit longtemps et s’unit pour la vie, elle est célébrée dans l’art, la poésie et la prière.<br>On retrouve la grue à couronne rouge bien au-delà des marais d’Hokkaidô : elle s’invite dans l’art textile japonais. Symbole de prospérité et de bonheur conjugal, elle orne de nombreux kimonos, et plus particulièrement les somptueux uchikake 打ち掛け, ces manteaux de mariée brodés de motifs fastueux. Ses ailes déployées sur la soie incarnent l’élévation spirituelle et la promesse d’un avenir prospère. Porter un kimono aux grues à couronne rouge, c’est revêtir un vœu de protection et d’éternité.</p>
</div>
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<p class="wp-block-paragraph">La légende dit que la grue du Japon vivrait 1 000 ans et transporterait les âmes au paradis. Elle dit encore que quiconque confectionne dans l’année, par origami, pliage de papier, une guirlande de 1 000 grues reliées entre elles, verra son vœu de bonheur, santé et longévité exaucé.<br>La grue est ainsi devenue un symbole mondial de paix et d’espérance avec l’histoire de Sadako Sasaki 佐々木 禎子, fillette victime du bombardement atomique américain d’Hiroshima, qui entreprit de plier mille grues en papier pour conjurer la mort mais succomba à l’âge de 12 ans après avoir réalisé 644 grues avec tout le papier qu’elle avait pu trouver. Depuis, les origami de grues envoyés chaque année à Hiroshima sont un message de mémoire et d’espérance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrefois menacée d’extinction, la population de grues tanchô s’est rétablie grâce aux efforts des habitants d’Hokkaidô : elles sont aujourd’hui plus de 1 500 au Japon, et représentent la moitié de la population mondiale.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Esprit protecteur des forêts, le grand duc de Blakiston (Shimafukurô, シマフクロウ)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des forêts profondes d’Hokkaidô, quand la nuit tombe et que le vent se tait, résonne parfois, comme une incantation, le cri grave du grand duc de Blakiston (shimafukurô, シマフクロウ). Un rappel que la nuit n’est pas seulement un royaume de silence, mais un espace sacré où les esprits veillent encore.</p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Blakiston&apos;s fish-owl - Catching fish" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/NtQl1oxEIf4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">On le trouve dans les forêts profondes et près des rivières de l’est d’Hokkaidô, guettant dans l’ombre les poissons dont il se nourrit presque exclusivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Géant parmi les hiboux (jusqu’à 190 cm d’envergure), il est un oiseau rare, mystérieux, devenu le gardien des forêts et des rivières. Son regard perçant semble traverser le voile du monde visible pour atteindre l’invisible.</p>
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</div>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Aïnous, peuple autochtone du Nord, il est l’esprit protecteur des forêts d’Hokkaidô, une divinité vivante qui veille sur les villages, messager entre les humains et les ancêtres. Sa silhouette imposante et son regard perçant lui confèrent une aura quasi mythologique, rappelant que la forêt d’Hokkaidô est aussi un territoire sacré.<br>Espèce rare et menacée, il est devenu un symbole de la biodiversité fragile de l’île. Rencontrer le grand duc de Blakiston, c’est frôler le sacré.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Phénix des rizières, l’ibis nippon (TOKI,トキ)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, sur l’île de Sado 佐渡, dans la mer du Japon, au nord de l’île principale de Honshû 本州, renaît un oiseau que l’on croyait perdu : le TOKI トキ, l’ibis japonais à crête, également appelé ibis nippon au plumage blanc-rosé qui se teinte d’orange sous les rayons du soleil levant.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="924" height="592" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki.jpg" alt="" class="wp-image-10290" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki.jpg 924w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki-300x192.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki-768x492.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 924px) 100vw, 924px" /></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Dans la culture japonaise, il est perçu comme un oiseau noble et pur, souvent associé à la beauté éphémère des paysages.<br>Autrefois considéré comme un messager divin ou un porte-bonheur lié aux rizières nourricières, essentielles à la vie japonaise, sa rareté et son élégance ont contribué à le rendre quasi sacré, un emblème de pureté fragile.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après avoir quasiment disparu de l’archipel, son retour grâce à un programme de réintroduction exemplaire sur l’île de Sado <em>(<a href="https://association-toki.com/actualites/le-retour-du-toki-dans-le-ciel-du-japon/" target="_blank" rel="noopener" title="">cf notre publication du 27/06/22</a>)</em> est célébré comme une victoire de la conservation et de l’harmonie retrouvée entre l’homme et la nature, faisant du toki un symbole moderne de renaissance et d’espoir écologique, le visage d’un Japon qui cherche à réconcilier tradition, nature et avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’île de Sado en a fait son emblème officiel. Le toki est célébré dans l’art, le tourisme écologique et la mémoire collective comme un « phénix japonais », incarnation de pureté et de prospérité retrouvées.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="110" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki-01-imageonline.co-merged001-1024x110.jpg" alt="" class="wp-image-10295" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki-01-imageonline.co-merged001-1024x110.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki-01-imageonline.co-merged001-300x32.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki-01-imageonline.co-merged001-768x82.jpg 768w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki-01-imageonline.co-merged001-1536x165.jpg 1536w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2025/09/toki-01-imageonline.co-merged001-2048x220.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">De la fragilité lumineuse du shima-enaga à la majesté sacrée de la grue tanchô, du cri ancestral du grand-duc de Blakiston au retour triomphal du toki, les oiseaux du Japon composent un véritable panthéon ailé. Ils ne sont pas seulement des espèces à observer : ils sont des messagers, des symboles, des fragments vivants de poésie et de sacré.<br>À travers eux, la nature japonaise rappelle que chaque battement d’ailes est à la fois une leçon d’humilité et une célébration de l’éternité.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://association-toki.com/culture/les-ailes-du-japon-entre-nature-et-legendes/">Les ailes du Japon : entre nature et légendes</a> est apparu en premier sur <a href="https://association-toki.com">飛希 - とき - TOKI</a>.</p>
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		<item>
		<title>Une nouvelle espèce de tortue fossilisée depuis 90 millions d&#8217;années découverte au Japon par un écolier de 8 ans</title>
		<link>https://association-toki.com/actualites/une-nouvelle-espece-de-tortue-fossilisee-depuis-90-millions-dannees-decouverte-au-japon-par-un-ecolier-de-8-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 09:33:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[dinosaures]]></category>
		<category><![CDATA[Iwate]]></category>
		<category><![CDATA[Kuji]]></category>
		<category><![CDATA[Lindholmemys]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de l’ambre]]></category>
		<category><![CDATA[Tortue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des fossiles de dents d’un dinosaure sauropode herbivore avaient été découverts en 2012 dans une strate géologique du Crétacé supérieur, datant d’environ 90 millions d’années, appelée la formation de Tamagawa 玉川層 dans la ville de Kuji 久慈市, préfecture d’Iwate 岩手県, au nord-est du Japon. C’est&#160;<a class="read-more" href="https://association-toki.com/actualites/une-nouvelle-espece-de-tortue-fossilisee-depuis-90-millions-dannees-decouverte-au-japon-par-un-ecolier-de-8-ans/">&#8230;</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des fossiles de dents d’un dinosaure sauropode herbivore avaient été découverts en 2012 dans une strate géologique du Crétacé supérieur, datant d’environ 90 millions d’années, appelée la formation de Tamagawa 玉川層 dans la ville de Kuji 久慈市, préfecture d’Iwate 岩手県, au nord-est du Japon.</p>



<div style="height:17px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette strate que le groupe de recherche, dirigé par le professeur Ren HIRAYAMA 平山廉, de la <em>Faculté de recherche et d’éducation internationales de l’Université Waseda</em> 早稲田大学国際学術院, à l’origine de la découverte, et le directeur du <em>Musée de l’ambre de la ville de Kuji</em> 久慈琥珀博物館, poursuit chaque année des enquêtes semestrielles intensives.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="360" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE02.jpg" alt="" class="wp-image-7276" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE02.jpg 640w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE02-300x169.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Site des fouilles dans la formation de Tamagawa, ville de Kuji, préfecture d’Iwate</sup></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Environ 2 955 fossiles d’une trentaine d’espèces de vertébrés y ont été découverts, notamment des dents de grands dinosaures herbivores et de dinosaures carnivores, de tortues, de crocodiliens, de choristodères et de requins. Ces fossiles ont été découverts avec de l’ambre provenant de la même formation d’où ont été extraits d’autres fossiles de divers groupes d’organismes marins et terrestres, ce qui fait de la formation Tamagawa de Kuji l’une des formations les plus importantes et les plus rares au monde pour la recherche sur la biodiversité de l’époque.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="651" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE03-2.jpg" alt="" class="wp-image-7303" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE03-2.jpg 640w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE03-2-295x300.jpg 295w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Le jeune Yû KUBO et le fossile qu’il vient de découvrir</sup></figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Comme il le fait chaque année depuis 2021, le jeune KUBO Yû 久保佑, âgé de huit ans au moment des faits, accompagne ses parents, chercheurs en paléontologie, qui participent aux fouilles réalisées sur le site de la ville de Kuji. Malgré son jeune âge, Yû a déjà découvert divers fossiles tels que des dents de requins et de crocodiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 27 mars 2023, affairé dans ses recherches, Yû décide d’aller piétiner dans la rivière proche dans le but d’y laver ses bottes. C’est là qu’il découvre sur le sol ce qu’il désigne comme une « bosse » de la taille d’un poing. « Je l’ai ramassée et je l’ai brisée. Et là, j’ai découvert un fossile… ».</p>
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<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="360" data-id="7296" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE04.jpg" alt="" class="wp-image-7296" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE04.jpg 640w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE04-300x169.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="639" height="360" data-id="7297" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE08.jpg" alt="" class="wp-image-7297" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE08.jpg 639w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/TORTUE08-300x169.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 639px) 100vw, 639px" /></figure>
</figure>



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<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="610" height="580" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/tortue09.jpg" alt="" class="wp-image-7327" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/tortue09.jpg 610w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/tortue09-300x285.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Fossile d’une mâchoire inférieure</sup></figcaption></figure>
</div>



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<p class="wp-block-paragraph">Grâce à la datation radiométrique des cendres volcaniques, le professeur HIRAYAMA et son groupe a pu confirmé qu’il s’agissait du fossile d’une mâchoire inférieure d’une nouvelle espèce de tortue <em>(Lindholmemys)</em> qui existait à la fin du Crétacé, il y a environ 90 millions d’années, dans la formation Tamagawa de la ville de Kuji.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre le mandibulaire, cent dix pièces supplémentaires appartenant à cette nouvelle espèce (dont une partie de la carapace et du crâne) ont été mises au jour.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Le fossile de la tortue <em>Lindholmemys</em> découvert par le jeune Yû est différent de ceux des familles répertoriées antérieurement, en ce sens que l’écaille la plus antérieure de la carapace dorsale est plus étroite tandis que l’écaille la plus postérieure est plus large et l’écaille la plus antérieure de la carapace ventrale est plus petite.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="638" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/Lindholmemys-1024x638.jpg" alt="" class="wp-image-7270" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/Lindholmemys-1024x638.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/Lindholmemys-300x187.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/Lindholmemys-768x479.jpg 768w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/09/Lindholmemys.jpg 1500w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Dessin de reconstitution de la nouvelle espèce de tortue de la famille Lindholmemys<em> (réalisé par Takashi Oda)</em></sup></figcaption></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">On pense que le fossile découvert dans cette étude est le plus ancien de la famille <em>Lindholmemys</em>. Actuellement, 11 genres différents de cette famille ont été confirmés en Asie en dehors de l’Inde, et ils ont vécu pendant une période allant du Crétacé supérieur au Paléogène (il y a environ 90 à 60 millions d’années). Il s’agit de la deuxième découverte d’une nouvelle espèce de vertébré de l’ère mésozoïque dans la préfecture d’Iwate, après la découverte de la tortue d’<em>Adkus kohaku</em>, rapportée par le groupe de recherche en 2021.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Les détails de la recherche ont été rapportés lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à l’Université Waseda, le jeudi 13 juillet 2023, au cours de laquelle le professeur HIRAYAMA a chaleureusement félicité le jeune Yû :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il s’agit de l’ancêtre du groupe de tortues le plus dominant aujourd’hui, et ses mâchoires fossiles n’avaient jamais été observées auparavant, ce qui en fait une découverte précieuse ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fossiles de cette nouvelle espèce de tortue seront exposés au <a href="https://en.kuji.co.jp/" target="_blank" rel="noopener" title="">Musée de l’ambre de la ville de Kuji</a>, du 15 juillet au 30 novembre 2023.</p>



<div style="height:16px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="【新種のカメ類化石 久慈で発見】（2023/7/13ニュースプラス１いわて）" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/UV5XUUO9a9w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption"><sup>テレビ岩手 TVI ニュースチャンネル</sup></figcaption></figure>



<div style="height:45px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Précédentes publications à relire à cette occasion : </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://association-toki.com/culture/faucon-pelerin-hayabusa-2-espace-tortue-ocean/" target="_blank" rel="noopener" title="">La tortue du palais de l’océan</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://association-toki.com/actualites/le-japon-terre-de-dinosaures/" target="_blank" rel="noopener" title="">Le Japon, terre de dinosaures</a></em></p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources :</em> <a href="https://www3.nhk.or.jp/news/html/20230713/k10014128251000.html" target="_blank" rel="noopener" title="">NHK</a>, <a href="https://www.waseda.jp/top/en/news/78408" target="_blank" rel="noopener" title="">Waseda University</a></p>



<div style="height:42px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<p>L’article <a href="https://association-toki.com/actualites/une-nouvelle-espece-de-tortue-fossilisee-depuis-90-millions-dannees-decouverte-au-japon-par-un-ecolier-de-8-ans/">Une nouvelle espèce de tortue fossilisée depuis 90 millions d&rsquo;années découverte au Japon par un écolier de 8 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://association-toki.com">飛希 - とき - TOKI</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hanami 花見 d&#8217;origamis de fleurs féeriques</title>
		<link>https://association-toki.com/culture/hanami-origamis-fleurs-feeriques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jul 2023 10:19:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
		<category><![CDATA[fleurs]]></category>
		<category><![CDATA[miyuki hara lamy]]></category>
		<category><![CDATA[origami]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://association-toki.com/?p=7068</guid>

					<description><![CDATA[<p>La tradition japonaise du Hanami, « regarder les fleurs », célèbre le retour du printemps avec la floraison des cerisiers. Au Japon, selon les régions, cette fête s’échelonne de fin mars à fin avril. Par la magie de l’origami, les fleurs en papier, de multiples couleurs et&#160;<a class="read-more" href="https://association-toki.com/culture/hanami-origamis-fleurs-feeriques/">&#8230;</a></p>
<p>L’article <a href="https://association-toki.com/culture/hanami-origamis-fleurs-feeriques/">Hanami 花見 d&rsquo;origamis de fleurs féeriques</a> est apparu en premier sur <a href="https://association-toki.com">飛希 - とき - TOKI</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La tradition japonaise du Hanami, <em>« regarder les fleurs »</em>, célèbre le retour du printemps avec la floraison des cerisiers. Au Japon, selon les régions, cette fête s’échelonne de fin mars à fin avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la magie de l’origami, les fleurs en papier, de multiples couleurs et de formes, peuvent être contemplées à tout moment de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces créations présentées ici ont été réalisées en 2016 par l’artiste Miyuki HARA LAMY.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles ont déjà orné la carte de nouvel an 2018 de TOKI et sont exposées, une à une, dans cette vidéo.</p>



<div style="height:9px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Une ode féerique à la nature.</p>



<div style="height:16px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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		<title>Découverte d&#8217;une nouvelle espèce d&#8217;orchidée au Japon</title>
		<link>https://association-toki.com/actualites/decouverte-dune-nouvelle-espece-dorchidee-au-japon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2023 12:37:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[orchidée Hachijôjima]]></category>
		<category><![CDATA[Spiranthes hachijoensis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une équipe de chercheurs japonais menée par le professeur Suetsugu, de l’université de Kobe, a récemment découvert une nouvelle espèce de la famille des orchidées Nejibana, dont les fleurs délicates, aux pétales roses et blanches, ont une ressemblance frappante avec la verrerie. Baptisée Spiranthes hachijoensis,&#160;<a class="read-more" href="https://association-toki.com/actualites/decouverte-dune-nouvelle-espece-dorchidee-au-japon/">&#8230;</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une équipe de chercheurs japonais menée par le professeur Suetsugu, de l’université de Kobe, a récemment découvert une nouvelle espèce de la famille des orchidées Nejibana, dont les fleurs délicates, aux pétales roses et blanches, ont une ressemblance frappante avec la verrerie.</p>



<div style="height:24px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><a href="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/001.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/001.jpg" alt="" class="wp-image-6812" width="840" height="630" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/001.jpg 1000w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/001-300x225.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/001-768x577.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 840px) 100vw, 840px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><sup><em>Spiranthes hachijoensis, la nouvelle espèce d’orchidée. Ph</em></sup><em><sup>oto : Kobe university, Kenji Suetsugu/afp</sup></em></figcaption></figure>
</div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><a href="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/2023_03_17_01-1.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="697" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/2023_03_17_01-1.jpg" alt="" class="wp-image-6819" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/2023_03_17_01-1.jpg 600w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/2023_03_17_01-1-258x300.jpg 258w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><sup><em>Spiranthes hachijoensis, dans des pots et sur des balcons.</em>  </sup><em><sup>Photos : Kobe University, N. Sasaki (A–B), K. Iwahori (C).</sup></em><br><br></figcaption></figure>
</div></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Baptisée Spiranthes hachijoensis, ou « Hachijô Nejibana » en japonais, en raison de sa découverte initiale sur l’île Hachijôjima 八丈島, dans la préfecture de Tokyo, il s’est avéré qu’on pouvait la trouver dans des environnements familiers tels que les pelouses et les parcs, et même dans les jardins privés et sur les balcons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce fut une surprise de découvrir une nouvelle espèce de spiranthes, si commune qu’on peut la voir dans les parcs, les jardins et parmi les plantes en pot »</em>, a déclaré le professeur Kenji Suetsugu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle et élégante orchidée se cachait à la vue de tous, ce qui prête à penser que d’autres nouvelles espèces pourraient également se cacher dans des lieux communs, éliminant ainsi le besoin de s’aventurer dans des forêts tropicales humides et soulignant la nécessité d’une exploration persistante, même dans des contextes apparemment banals.</p>
</div>
</div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/2023_03_17_01-1-1.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="261" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/2023_03_17_01-1-1.jpg" alt="" class="wp-image-6818" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/2023_03_17_01-1-1.jpg 800w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/2023_03_17_01-1-1-300x98.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2023/05/2023_03_17_01-1-1-768x251.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><sup><em>Spiranthes hachijoensis</em></sup><em><sup>. </sup></em><em><sup>Photos : Kobe university, Masayuki Ishibashi (A & C) et Kenji Suetsugu (B)</sup></em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pendant longtemps, on a cru que les spiranthes du Japon continental constituaient une seule et même espèce : Spiranthes australis. Cependant, tout en menant des enquêtes de terrain approfondies axées sur des spécimens de Spiranthes japonais, le professeur Suetsugu a rencontré plusieurs populations d’un taxon inconnu de Spiranthes avec des tiges de fleurs sans poils, sur le continent japonais.</p>



<div style="height:23px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">Réchauffer l’ancien, c’est découvrir le nouveau : </h3>



<h4 class="wp-block-heading">古きを温めて新しきを知る <em>Furuki o atatamete atarashiki o shiru</em> </h4>



<div style="height:13px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le genre Spiranthes englobe une variété captivante et magnifique d’orchidées, qui présentent un éventail de traits morphologiques distinctifs. Les fleurs sont généralement petites et blanches ou rosâtres, et disposées en spirale autour d’une tige centrale, d’où le surnom de « tresses de dames ». Spiranthes est l’orchidée la plus familière au Japon et a été chérie pendant des siècles, apparaissant même dans le Man’yōshū 万葉集, littéralement « Recueil de dix mille feuilles », la plus ancienne anthologie de waka 和歌, poésie japonaise, compilée aux environs de 760 et répertoriant des poèmes des périodes Asuka 飛鳥時代 (592-710) et Nara 奈良時代 (710-794).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord identifiée en 2012, il a fallu plus de 10 ans de recherches pour déclarer officiellement l’existence des Spiranthes hachijoensis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats de cette enquète ont été publiés dans le <em>Journal of Planet Research</em> du 17 mars 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche a été menée par une équipe multi-institutionnelle de chercheurs, comprenant le professeur Kenji Suetsugu (École supérieure des sciences, Université de Kobe), le professeur Suyama Yoshihisa (École supérieure des sciences agricoles, Université de Tôhoku) et le Dr Tian-Chuan Hsu (Institut de recherche forestière de Taiwan).</p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources :</em> <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s10265-023-01448-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Journal of Planet Research</em></a>,<em> <a href="https://www.kobe-u.ac.jp/research_at_kobe/NEWS/news/2023_03_17_01.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span style="text-decoration: underline;">Université de Kobe</span></a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le retour du toki トキ dans le ciel du Japon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 17:34:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[ibis japonais à crête]]></category>
		<category><![CDATA[île de Sado]]></category>
		<category><![CDATA[Nipponia nippon]]></category>
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		<category><![CDATA[toki to kurasu sato]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le TOKI, oiseau également appelé « ibis japonais à crête » ou « nipponia nippon » est de retour sur ses terres ancestrales, l’île de Sado 佐渡, son ultime sanctuaire en mer du Japon, dans la préfecture de Niigata 新潟県 au nord de Honshû 本州 l’île principale du Japon,&#160;<a class="read-more" href="https://association-toki.com/actualites/le-retour-du-toki-dans-le-ciel-du-japon/">&#8230;</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le TOKI, oiseau également appelé « ibis japonais à crête » ou « nipponia nippon » est de retour sur ses terres ancestrales, l’île de Sado 佐渡, son ultime sanctuaire en mer du Japon, dans la préfecture de Niigata 新潟県 au nord de Honshû 本州 l’île principale du Japon, après une totale extinction de l’archipel.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="440" height="307" data-id="6168" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/xtra_4191.jpg" alt="" class="wp-image-6168" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/xtra_4191.jpg 440w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/xtra_4191-300x209.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 440px) 100vw, 440px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="838" height="567" data-id="6165" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/Photo-Mark-Brazil.jpg" alt="" class="wp-image-6165" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/Photo-Mark-Brazil.jpg 838w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/Photo-Mark-Brazil-300x203.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/Photo-Mark-Brazil-768x520.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 838px) 100vw, 838px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo Mark Brazil</figcaption></figure>
</figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Volatile de 70 à 80 cm de long en moyenne de la pointe du bec à l’extrémité de la queue, 130 à 160 cm d’envergure, le Toki est svelte et gracieux. Doté d’un long bec noir courbé, une tête rouge et un magnifique plumage blanc, il dévoile des teintes rose orange en déployant ses ailes au soleil. Ces teintes délicates et d’une grande élégance ont fini par désigner une couleur particulière en japonais : le <em>toki-iro</em> トキ色 ou la <em>couleur ibis</em>, très appréciée pendant des siècles. Durant la saison de nidification, son cou, sa poitrine et son dos deviennent gris sombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ibis japonais niche dans les arbres, se nourrit d’insectes, de mollusques et de petits poissons dans les rizières, les zones humides et les marais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les premières années du XIXème siècle, lorsque le sujet du Toki fut abordé pour la première fois dans les congrès d’ornithologues européens, le mot « nippon » fut associé à son nom scientifique. En 1922, la Société Ornithologique du Japon adopta alors l’appellation « Nipponia nippon » comme nom scientifique d’usage international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la fin du XIXème siècle, une chasse incontrôlée et le développement industriel du pays ont fini par précipiter la disparition du Toki, seuls quelques spécimens étant répertoriés au début des années trente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présent dans tout l’archipel à l’origine, il est désigné au Japon monument naturel 天然記念物 en 1934, puis monument naturel spécial 特別天然記念物 en 1952. En 1960, l’espèce reçoit le statut de protection internationale de l’ICBP, le Comité international pour la préservation des oiseaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des aires d’alimentation spécifiques pour les ibis sont établis sur l’île de Sado où fut créé le <em>« parc forestier pour la nidification du Toki »</em>.</p>



<div style="height:16px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:52% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><a href="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/47966.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/47966.jpg" alt="" class="wp-image-6220 size-full" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/47966.jpg 800w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/47966-300x200.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/47966-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">En dépit des efforts fournis, la fin des années 1970 ne compte plus que dix Toki survivant dans tout le pays. Les cinq derniers sont placés en captivité en 1981 pour tenter de les faire se reproduire, mais sans succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kin (ci-contre à gauche) le dernier spécimen sur l’île de Sado s’éteint en 2003, à l’âge de 36 ans, suscitant une vive émotion dans tout le pays.</p>
</div></div>



<div style="height:14px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, en 1981, une population de sept individus (deux couples et trois petits) est découverte en Chine, dans une zone montagneuse isolée de la province de Shaanxi. Une station de conservation y est créée et sept programmes d’élevage en captivité sont mis en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1999, un couple de Toki est offert au Centre de reproduction de l’île de Sado, et le premier oisillon apparaît après incubation artificielle. Cette éclosion provoque un élan de ferveur dans tout le Japon. Chacun est avide de participer à la campagne de retour du Toki à la vie sauvage sur l’archipel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois autres individus introduits l’année suivante sont à l’origine de l’éclosion de deux oisillons, puis onze oisillons sont issus de deux couples introduits en 2001.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La population présente sur l’île finit par devenir suffisamment importante pour envisager une remise en liberté progressive, après une période d’adaptation des volatiles. Dans le cadre du programme de réintroduction du Toki, dix spécimens sont lâchés dans la nature par le Centre de reproduction de l’île de Sado en septembre 2008, suivi par la libération d’une vingtaine de spécimens tous les six mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La naissance en liberté de trois poussins sur l’île est confirmée en avril 2012 et un premier poussin quitte le nid un mois plus tard.</p>



<div style="height:14px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="view　佐渡島　自然繁殖のトキ、半数超える" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/j8-dwlNG--M?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Ibis huppé se reproduisant naturellement dans la nature. Sankei News</sup></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, on estime entre 450 et 500 spécimens le nombre de Toki en liberté, survolant les rizières de l’île de Sado, en parfaite harmonie avec la population locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un résultat qualifié d’exceptionnel dû à un programme de réintroduction remarquable, mais aussi conjugué à un engagement des exploitants agricoles à préserver l’environnement et la biodiversité en orientant les méthodes de culture vers un renouveau des pratiques traditionnelles.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:50%">
<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:100%">
<p class="wp-block-paragraph">Un label garant d’une agriculture respectueuse de la biodiversité a été créé  : « toki to kurasu sato » 朱鷺と暮らす郷 : vivre avec le Toki.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le riz Koshihikari コシヒカリ米, cultivé sur l’ile, est réputé pour être l’un des meilleurs du Japon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2011, l’île de Sado est reconnue comme <strong>« système ingénieux du patrimoine agricole mondial »</strong> (SIPAM) <em>世界農業</em>遺産 (せかいじゅうようのうぎょういさんシステム) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA ou FAO).</p>
</div>
</div>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:50%"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="300" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/Label-toki-to-kurasu-sato.jpg" alt="" class="wp-image-6178" style="width:300px;height:300px" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/Label-toki-to-kurasu-sato.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/Label-toki-to-kurasu-sato-150x150.jpg 150w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/06/Label-toki-to-kurasu-sato-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Label toki to kurasu sato</sup></figcaption></figure>
</div></div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">De retour sur ses terres ancestrales, le TOKI, est aujourd’hui l’emblème de l’île de Sado.</p>



<div style="height:34px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Sado －Island of the &quot;Toki&quot;－" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/gSMXEn6YwBM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div style="height:34px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<h3 class="wp-block-heading">L’histoire continue…</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la publication de cet article en 2022, le Toki a poursuivi sa reconquête du Japon. Le 31 mai 2026, les premiers ibis à crête ont retrouvé le ciel de Honshû avec les opérations de réintroduction menées dans la péninsule de Noto, ouvrant une nouvelle étape dans la sauvegarde de cette espèce emblématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous invitons à découvrir cette nouvelle page de l’histoire du Toki dans notre article :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://association-toki.com/actualites/toki-libis-emblematique-du-japon-a-la-reconquete-de-son-territoire-ancestral/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Toki, l’ibis emblématique du Japon à la reconquête de son territoire ancestral »</a></p>



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		<title>L’ archipel des centenaires</title>
		<link>https://association-toki.com/culture/larchipel-des-centenaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 17:18:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[centenaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La japonaise Kane TANAKA 田中カ子, doyenne de l’humanité La première bonne nouvelle de l’année 2022 nous vient du Japon : Kane TANAKA 田中カ子, doyenne de l’humanité, vient de fêter ses 119 ans le dimanche 2 janvier 2022. Kane Tanaka est née en 1903 dans la ville&#160;<a class="read-more" href="https://association-toki.com/culture/larchipel-des-centenaires/">&#8230;</a></p>
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<h3 class="wp-block-heading">La japonaise Kane TANAKA 田中カ子, doyenne de l’humanité</h3>



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<p class="wp-block-paragraph">La première bonne nouvelle de l’année 2022 nous vient du Japon :  Kane TANAKA 田中カ子, doyenne de l’humanité, vient de fêter ses 119 ans le dimanche 2 janvier 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kane Tanaka est née en 1903 dans la ville de Fukuoka (préfecture de Fukuoka), dans l’île de Kyushu au sud du Japon. Elle s’est mariée à l’âge de 19 ans et a travaillé dans la boutique familiale de son mari jusqu’à l’âge de 103 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kane Tanaka a donné naissance à quatre enfants, a traversé deux guerres mondiales et deux pandémies et a vaincu le cancer à deux reprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est reconnue comme la personne la plus âgée du monde par le Guiness book des records en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Originellement préssentie pour porter la flamme olympique en fauteuil roulant sur une distance de 100 m aux jeux de Tokyo 2020, Kane Tanaka devait parcourir les derniers mètres jusqu’au coureur suivant en marchant. Mais, le projet a été retiré en raison des risques encourus par la pandémie de covid-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle vit actuellement en maison de retraite et, selon la presse locale, se réveille généralement vers 06 heures du matin et passe la matinée à jouer au jeu de stratégie Othello. Dans l’après-midi, elle se livre à la résolution de problèmes de mathématiques pour conserver un esprit éveillé.</p>



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<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/965d9098.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/965d9098.jpg" alt="" class="wp-image-5708" width="200" height="275" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/965d9098.jpg 640w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/965d9098-218x300.jpg 218w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Guiness book, septembre 2019</sup></figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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<figure class="alignleft size-large is-resized"><a href="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/Supercentenarian-Kane-Tanaka-c1923.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/Supercentenarian-Kane-Tanaka-c1923.jpg" alt="" class="wp-image-5709" width="223" height="283" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/Supercentenarian-Kane-Tanaka-c1923.jpg 638w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/Supercentenarian-Kane-Tanaka-c1923-236x300.jpg 236w" sizes="auto, (max-width: 223px) 100vw, 223px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Kane TANAKA en 1923</sup></figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/5d74c757.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/5d74c757.jpg" alt="" class="wp-image-5707" width="229" height="274" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/5d74c757.jpg 640w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2022/01/5d74c757-251x300.jpg 251w" sizes="auto, (max-width: 229px) 100vw, 229px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Novembre 2019</sup></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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</div>



<h3 class="wp-block-heading">OKINAWA  沖縄, l’île aux centenaires</h3>



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<p class="wp-block-paragraph">Situé à l’extrême sud-ouest du Japon, en mer de Chine orientale, l’archipel d’Okinawa compte quelques 160 îles pour une population d’environ un million cinq cent mille habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://association-toki.com/culture/des-iles-paradisiaques-du-sud-de-larchipel-aux-sites-prehistoriques-du-nord-du-japon-les-nouveaux-inscrits-au-patrimoine-mondial-de-lhumanite/">Avec les îles Amami-Ôshima et Tokunoshima (situées dans la préfecture de Kagoshima), l’île d’Iriomote (dans la préfecture d’Okinawa) et la partie nord de l’île principale d’Okinawa ont fait leur entrée au patrimoine mondial de l’UNESCO le 26 juillet 2021, pour leurs attributs naturels…</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cet archipel, et plus particulièrement dans le village d’Ôgimi 大宜味村, dans le nord de l’île principale d’Okinawa, que l’on recense le plus de centenaires en bonne santé au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les quelques 3 000 villageois d’Ôgimi, on comptait dernièrement 16 centenaires alors que l’on en comptabilise un peu plus de 80.000 dans tout le Japon, dont plus de 88 % de femmes, soit environ 68 personnes pour 100.000 habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une alimentation naturelle saine composée de produits locaux, tels le shikwasa シークヮーサー , agrume aux vertus anti-inflammatoires, ou le sakuna, herbe de longue vie dont on dit que l’<em>on allonge son espérance de vie d’un an à chaque fois qu’on en mange une feuille</em>, une vie active faite de communion et d’entraide mutuelle dans la joie de vivre sont présentés comme les ingrédients de cette longévité en bonne santé des habitants d’Okinawa.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Okinawa livre ses secrets de longévité" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/nrCoIVouS9Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources : CNN, JIJI press, NHK, Euronews</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La saison de kôyô 紅葉 ou l&#8217;enchantement de la contemplation des feuilles d’automne au Japon</title>
		<link>https://association-toki.com/culture/la-saison-de-koyo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 17:06:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le retour des températures plus clémentes de l’automne ouvre sur l’archipel la saison de kôyô 紅葉. Littéralement feuilles rouges, ce terme est utilisé pour désigner le changement de couleurs du feuillage des arbres qui, avec la diminution de la durée du jour et la baisse&#160;<a class="read-more" href="https://association-toki.com/culture/la-saison-de-koyo/">&#8230;</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le retour des températures plus clémentes de l’automne ouvre sur l’archipel la saison de kôyô 紅葉. Littéralement feuilles rouges, ce terme est utilisé pour désigner le changement de couleurs du feuillage des arbres qui, avec la diminution de la durée du jour et la baisse des températures, passe progressivement du vert au jaune or, orange ou rouge vif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les japonais s’imprègnent du cycle naturel de la vie et cette autre tradition millénaire de contemplation des merveilles de la nature les amène, dès fin octobre selon les régions, à parcourir les montagnes, les parcs et les villes à la recherche d’un nouvel enchantement de couleurs dans la parure automnale des arbres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les érables <em>momiji</em> 紅葉 <em>** </em>sont particulièrement appréciés pour le rouge flamboyant de leurs feuilles, flottant au gré du vent ou jonchant le sol et transformant le paysage environnant en peinture irréelle.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Dans les temples de Kyoto, la flamboyance des feuilles d’automne est accentuée la nuit par des illuminations harmonieuses et poétiques pour constituer un décor féerique.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Avec l’érable au feuillage rouge vif, le ginkgo biloba, icho no ki イチョウの木, au feuillage jaune d’or, attire également les foules  désireuses de s’imprégner de cette poésie picturale éphémère et de l’enchantement qui émanent de la couleur des arbres en automne.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Tout comme le <a href="https://association-toki.com/culture/le-temps-du-hanami/">hanami 花見</a>  au printemps, le temps de kôyô 紅葉 à l’automne constitue au Japon un spectacle privilégié à ne pas manquer.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>** Les kanji utilisés pour désigner l’érable, momiji </em>紅葉<em>, sont les mêmes que ceux utilisés pour désigner kôyô</em> 紅葉 <em>, feuilles rouges. La lecture, momiji ou kôyô, sera fonction du contexte de la phrase. Pour signifier le temps de kôyô, on utilise également l’expression momijigari </em>紅葉狩り<em>, que l’on peut traduire par la chasse aux feuilles rouges de l’automne.</em></p>



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		<title>SHÛBUN NO HI (秋分の日), jour de l’équinoxe d’automne</title>
		<link>https://association-toki.com/culture/shubun-no-hi-equinoxe-dautomne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 12:56:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
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		<category><![CDATA[équinoxe d&#039;automne]]></category>
		<category><![CDATA[IMCCE]]></category>
		<category><![CDATA[shūbun no hi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’équinoxe d’automne, shūbun no hi 秋分の日, est en général célébré le 22 ou le 23 septembre mais peut également avoir lieu le 21, 22, 23 ou 24 septembre. En 2021, dans l’hémisphère nord, l’équinoxe d’automne, débute officiellement le mercredi 22 septembre 2021 à 21h21 et&#160;<a class="read-more" href="https://association-toki.com/culture/shubun-no-hi-equinoxe-dautomne/">&#8230;</a></p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><a href="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_095249_003.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_095249_003-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-5417" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_095249_003-1024x768.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_095249_003-300x225.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_095249_003-768x576.jpg 768w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_095249_003-1536x1152.jpg 1536w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_095249_003.jpg 1592w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_100329_001.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_100329_001-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-5440" srcset="https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_100329_001-1024x768.jpg 1024w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_100329_001-300x225.jpg 300w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_100329_001-768x576.jpg 768w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_100329_001-1536x1152.jpg 1536w, https://association-toki.com/WordPress3/wp-content/uploads/2021/09/IMG_20210921_100329_001.jpg 1592w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption><a rel="noreferrer noopener" href="https://association-toki.com/uchikake" target="_blank">Uchikake</a></figcaption></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">L’équinoxe d’automne, shūbun no hi 秋分の日, est en général célébré le 22 ou le 23 septembre mais peut également avoir lieu le 21, 22, 23 ou 24 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, dans l’hémisphère nord, l’équinoxe d’automne, débute officiellement le mercredi 22 septembre 2021 à 21h21 et 3 secondes heure française (19h21 en temps universel) selon l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides (<u><a href="https://www.imcce.fr/newsletter/html/newsletter.html#current-article2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IMCCE</a></u>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour de l’équinoxe, si on fait abstraction de la réfraction atmosphérique, la durée de la nuit est égale à la durée du jour pour tous les endroits de la surface terrestre et c’est également le jour où le soleil se lève plein est et se couche plein ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le début de l’automne dans l’hémisphère nord et les jours vont commencer à diminuer.</p>



<div style="height:16px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Équinoxe d&#039;automne" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/YRVYdKYsTG0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div style="height:18px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Au Japon, en raison de la variation constante des mesures astronomiques, la date exacte du shūbun no hi n’est annoncée qu’au mois de février de l’année précédente et, en 2021, le jour de l’équinoxe d’automne<em> </em>commence le 23 septembre à 04h22, lorsque le jour et la nuit ont la même durée.</p>



<div style="height:19px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="日向薬師の彼岸花（神奈川県 ・伊勢原市）ヒガンバナ群落地 Lycoris radiata (red spider lily) in Hinata" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/lrsm46kSTZI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<div style="height:19px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Comme <a href="https://association-toki.com/culture/shunbun-no-hi-equinoxe-vernal/">shunbun no hi (春分の日)</a>, son équivalent du printemps, shūbun no hi 秋分の日 est une fête ancestrale d’origine religieuse qui a été déclarée jour férié à l’ère Meiji, en 1948, dans le cadre de la séparation de l’état et de la religion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement, ce jour-là, les japonais vont se recueillir sur la tombe de leurs ancêtres.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources : <a href="https://www.imcce.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IMCCE</a></em></p>



<div style="height:37px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://association-toki.com/culture/shubun-no-hi-equinoxe-dautomne/">SHÛBUN NO HI (秋分の日), jour de l’équinoxe d’automne</a> est apparu en premier sur <a href="https://association-toki.com">飛希 - とき - TOKI</a>.</p>
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